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rêve d'automne

Publié le par Marie Castillo

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Rêve d’automne de Jon Fosse

Mise en scène par Patrice Chéreau dans le cadre de l’exposition « les visages et les corps »

Avec Valeria Bruni-Tedeschi et Pascal Greggory

Un homme et une femme qui furent amants se retrouvent par hasard au cimetière-musée du Louvre…Patrice Chéreau en parle si bien, ouvrons-lui cette page :

« Un grand hall peint en rouge, des tableaux tapis dans l’ombre, la salle d’un musée où sont convoqués les vivants et les morts, ces vies entières qu’on traverse avec eux, la mort doucement qui ronge tout, le désir qui s’en va. La métaphore de Jon Fosse, ce cimetière de tous les enterrements, de toutes les vies, et celle du musée, cette envie violente qui m’a traversé l’esprit il y a un an jour pour jour lorsque, ayant lu le texte par hasard, je me suis promené dans les salles du musée du Louvre où la pièce verra le jour à la Toussaint 2010.


L’enterrement d’une femme âgée qui devient l’enterrement de tout un monde, la salle vide d’un musée où les corps s’empêchent et se déchirent, la mort de toute une lignée du côté des hommes: la grand-mère paternelle, le père, puis cet homme-là que nous raconte Fosse, cet homme sans qualités et son fils de dix-neuf ans qui ne connaîtra jamais son enfant. Et dans ces vies entêtées, l’ombre envahissante du désir et du deuil unis dans un même mausolée.

Un rêve en automne, des visages qui aiment et souffrent, un désir sexuel inassouvi, rongé par la mort et le suicide, des corps qui ne font que désirer pourtant, un coeur, comme dirait Pierre Guyotat, qui ne fait passer que du sang, et du sang qui ne chauffe plus.

Un homme et une femme qui se sont connus se retrouvent devant nous : qu’est-ce qui existe ou a existé entre cet homme et cette femme? De quoi sera fait leur futur auquel on assiste déjà? Et puis : qui est mort ? et qui va mourir? On parle ici de sexe comme on parle de Dieu parce qu’on ne parle ici que de fin, de dilution : mort des inconnus, mort des proches, mort de l’amour, inassouvi et pourtant perpétuel.

Car les hommes vivent longtemps encore quand tout semble mort en eux, et c’est simplement ce qu’on appelle la vie de tous les jours : dans la lueur froide des échanges sexuels, dans cette nuit déjà tombée, le désir brille encore d’un feu qui ne veut pas s’éteindre. Et puis, il y a les mères qui, comme dans la pièce, survivent à tout, et les grand-mères infatigables, fantômes dansants, habitantes d’un musée-cimetière qui savent regarder tout cela de leur oeil blasé, attendant que leurs arrière-petits-fils viennent les rejoindre dans la tombe, là où est leur vraie place. 

Accouplements et mythologies familières : tant d’êtres vivants ou morts, nos fantômes ; la nuit venue, ils se réincarnent sous nos yeux. »

 

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Evidence

Publié le par Marie Castillo

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Corcoran Gallery of Art

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Europe : pile ou face?

Publié le par Marie Castillo

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pile?

 

 

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Face?

 

Paul Manship

Flight of Europa

1925

National Gallery of Art

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carte du monde : Oronce Fine

Publié le par Marie Castillo

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Carte du monde de Oronce Fine (1494-1535) réalisée vers 1534-1536.

La cartographie de Fine marque un progrès dans la représentation de l’Amérique. Il s’inspire des géographes contemporains les plus fiables et combine les tracés avec les renseignements nouveaux apportés par les voyageurs. Il emprunte notamment au moins François l’idée erronée d’une soudure entre le continent américain et le continent asiatique. Il supprime le détroit imaginaire existant entre les deux Amériques.

 

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horizon d'attente, samedi après-midi : sonate n°2 de Prokoviev

Publié le par Marie Castillo

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Vantage point : national museum of the American indian

Publié le par Marie Castillo

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Cloudy

Publié le par Marie Castillo

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Spencer Finch

Corcoran Gallery of art

 

Phénomènes-all

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Look...

Publié le par Marie Castillo

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Look Mickey

Roy Lichtenstein

1961

National Gallery of Art

 

 

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même la pluie de Iciar Bollain

Publié le par Marie Castillo

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Une équipe de tournage espagnole s’installe à Cochabamba dans le centre de la Bolivie aux portes de l’Amazonie avec l’intention de filmer l’histoire du prêtre dominicain Bartolome de la Casas sur fond de conquête des Indes occidentales sous le conduite de C. Colomb. Bartolome de la Casas fut engagé toute sa vie dans la défense des Amérindiens. Souvenez-vous de la controverse de Valladolid face à Sepulveda sur l’âme des indiens brillamment scénarisée par Jean-Claude Carrière ?

Confrontée à ses contradictions historiques et morales sur les bienfaits et les méfaits de la colonisation, l’Espagne peut aujourd’hui pointer quelques figures atypiques in situ mais profondément universelles par leur sens de l’humanité. Bartolome de Las Casas en fait partie. Aborder l’histoire de la conquête en soulignant son engagement a évidemment une dimension fortement redemptrice et rassurante.

Mais voilà que l’histoire filmée fait place à la réalité sociale et politique contemporaine des amérindiens boliviens. Sébastian, le réalisateur et Costa le producteur disposent d’un budget serré pour le tournage et cherchent à recruter des figurants, à moindre coût – 2 dollars la journée alors que le film doit dénoncer la spoliation et l’exploitation des Amérindiens. C'est ironique. On peut se demander dans quelle mesure la pauvreté est l'héritage de la colonisation. Mais ce n'est pas le propos du film.

La situation se complique quand éclatent des tensions sociales relatives à la privatisation de l’eau. Le figurant principal s’engage dans des manifestations à Cochabamba suivi par de nombreux autres. Il met de la sorte la production en péril. Alors que l’équipe du tournage quitte la ville en émeute, Sébastian et Costa, bouleversés, demeurent sur place…impliqués.

Le racisme ordinaire a priori surprenant des élites sociales et politiques boliviennes vis-à-vis des amérindiens dénoncé dans le film est tristement bien réel. Il explique en partie le virage politique opéré avec l’élection de E. Morales comme président.

 

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Somewhere de Sofia Coppola

Publié le par Marie Castillo

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Après Virgin Suicides, Lost in translation et Marie-Antoinette, Sofia Coppola vient de réaliser un nouveau film intitulé Somewhere, qui a reçu le Lion d’Or à la Mostra de Venise.

L’acteur Johnny Marco vit dans le luxueux hôtel Château Marmont à Hollywood, tournant en rond entre deux tournages, figé dans l’ennui et la solitude malgré ses nombreuses aventures d’une nuit rencontrées dans les couloirs. Sans pour autant tomber dans l’horreur du vide. Il n’en reste pas moins paumé et plonge dans une sorte de torpeur. Contraste saisissant entre la vie publique d’un acteur médiatique, à succès, entouré d’attachés de presse et de fans et la réalité humaine de la vie intime du personnage confiné dans le silence.

Les choses changent le jour où son ex-compagne lui confie pour le week-end sa fille Cléo, âgée de onze ans à la blondeur lumineuse. Tous les deux apprennent à se connaître et partagent des moments de tendresse et de complicité autour d’activités simples et ludiques (ping-pong, virée à la patinoire, jeu vidéo, jeux d’eau dans la piscine de l’hôtel comme un retour dans la matrice sur la musique des Strokes – I’ll try anything once). Une rencontre stabilisante donc, car la relation humaine donne du sens, c’est tout ce qui suffit pour remplir une vie et l’enrichir.

Il n'en reste pas moins que le départ de sa fille laisse l'acteur dans l'incertitude...

 

Voir le site officiel du film : link

 

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