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Saint-Paul-Saint-Louis, une église jésuite au coeur de Paris

Publié le par Marie Castillo

Eglise de la Maison professe des jésuites, construite par les pères François Derand et Etienne Martellange, entre 1627 et 1641, l’église Saint-Paul-Saint-Louis, rue Saint-Antoine, la grande artère du Marais, est un édifice baroque exceptionnel, inspiré du Gésu à Rome et bâti sur les pierres de la paroisse Saint Paul érigée au VIIème siècle. Placée sous l’invocation du saint roi modèle des Bourbons, Saint-Louis a accueilli le cœur de Louis XIII et celui de Louis XIV.

 

Saint-Paul-Saint-Louis s’ajoute à d’autres édifices jésuites dans Paris : le Noviciat (aujourd’hui détruit), le collège Louis-le-Grand, la maison de Montlouis et le prieuré de Sainte-Catherine-du-Val-des Ecoliers. 

 

 

Historique

 

La paroisse Saint-Paul (630-1797)

 

632 – 642     Construction de la chapelle Saint Paul des Champs en l’honneur de Saint Paul l’Ermite, église du cimetière d’un couvent fondé par Saint Eloi sur l’île de la Cité, dont Sainte Aure était la Mère Abbesse. Saint Aure est représentée sur la façade, côté droit, de Saint Paul Saint Louis.  Elle est décédée le 5 octobre 655.

 

Dans ce cimetière seront enterrés François Rabelais et Jean Nicot entre autres.

 

En 845, 856, 861 et 885 : Les normands envahissent et pillent Paris ; la modeste chapelle Saint Paul des Champs ne résiste pas aux invasions.

 

1125   Une église remplace l’antique chapelle et elle est érigée en paroisse sous le patronage de l’apôtre St Paul par Etienne de Senlis, Louis VI le Gros étant roi de France. Nous n'avons aucun document la décrivant telle qu'elle était à l'époque. 

 

1358       Charles V installe son palais royal en l’Hôtel Saint Pol, rue Saint Paul. Charles VI et Charles VII sont baptisés à Saint Paul qui est paroisse royale jusqu’en 1559, après la mort d’Henri II mortellement blessé lors d’un tournoi rue Saint Antoine.

 

1430 – 1431   L’église St-Paul est reconstruite.

1432       Elle est solennellement dédicacée le 2ème dimanche après Pâques, 4 mai 1432.

 

1792    Cinq prêtres de la paroisse St-Paul sont assassinés lors des massacres de septembre comme en témoigne une plaque commémorative dans Saint Paul Saint Louis. 

 

1797      L'église est détruite, il ne reste désormais qu'un pan de mur visible au 30 de la rue Saint Paul. 

 

Cependant l'horloge de la façade, la cloche, les deux reliquaires dans le choeur de Saint Louis proviennent de l'église Saint Paul ainsi qu'une gravure de la Confrérie de l'Immaculée Conception de 1763

 

L’église Saint-Louis (1580-1803)

 

2 janvier 1580    Le cardinal Charles de Bourbon, oncle d’Henri IV, achète l'hôtel de La Rochepot et en fait don à la Compagnie de Jésus fondée à Paris en 1539 par Ignace de Loyola qui en fit sa maison professe (maison des profès). Ils construisent une 1ère chapelle St-Louis. Les jésuites en son expulsés une première fois de 1594 à 1603. 

 

En 1604, rétablis en France, ils rentrent en possession de l’hôtel de Clermont.

 

1619 : Louis XIII leur concède un emplacement plus vaste dans le marais sur lequel ils établissent l’église Saint-Louis. Il construisent une bibliothèque à côté.

 

7 mars 1627        Louis XIII, accompagné du 1er archevêque de Paris Jean-François de Gondi, pose la première pierre de l’actuelle église St-Louis.

 

9 mai 1641 La première messe est célébrée à St-Louis par le                                         Cardinal de Richelieu.

 

La maison professe reçoit la haute société de son temps venue écouter Bourdaloue Bossue, Charpentier et Rameau.

 

1762   Fermeture de la maison professe par arrêt du Parlement de Paris.

 

2 juillet 1676       Dédicace de Saint Louis par François Faure, évêque d'Amiens. 

 

1762            Les Jésuites sont expulsés de France par Louis XV. La chapelle St-Louis est confiée au couvent Sainte Catherine, situé sur la place du marché Sainte Catherine. Ils aménagent le choeur (banc de communion en marbre et stalles) et apportent les monuments funéraires de leur chapelle. 

 

1763  Le pape Clément XIV supprime l’ordre des jésuites.

 

1789    La Bastille est détruite. La chapelle St-Louis sert de dépôt aux œuvres d’art et livres récupérés dans les lieux de culte du quartier. 

 

1793      Robespierre prêche à St-Louis le culte de la Raison contre l’athéisme en 1793. Il mourra guillotiné le 28 juillet 1794.

 

1802      Napoléon I choisit l'église Saint Louis comme église paroissiale du Marais suite à la destruction de l'église Saint Paul pendant la révolution. 

 

En 1802 Napoléon I organise le culte catholique. Le pragmatique Cardinal de Belloy Morangle accepte les conditions de l'Empereur et l'église Saint Louis devient paroisse en remplacement de l'église Saint Paul qui a été détruite en 1797. 

 

La Paroisse Saint-Paul-Saint-Louis

 

15 janvier 1803 : le conseil de fabrique de la paroisse Saint Louis demande à l'archevêque de Paris que soit accolé le nom de Saint Paul à celui de Saint Louis, en mémoire de l'antique chapelle et paroisse Saint Paul des Champs, laquelle depuis le 7ème siècle avait accueilli la prière des chrétiens du quartier. La paroisse Saint Paul Saint Louis était relevée.

 

1814.    L’ordre des jésuites est rétabli.

 

1830 - 1831 : pillage pendant les Trois Glorieuses.

 

1870 - 1871 : pillage pendant la commune de Paris

 

1887 : l’église est classée au titre des monuments historiques

 

2012 : rénovation de la façade par la mairie de Paris

 

2015 : rénovation du lanternon par la mairie de Paris 

 

Un patrimoine exceptionnel

 

Façade

 

La façade comporte trois travées. Les deux latérales sur deux niveaux surmontés d’une balustrade et la travée centrale sur trois niveaux surmontés d’un fronton triangulaire. De larges volutes adoucissent l’émergence de ce troisième niveau. Les deux niveaux inférieurs présentent les caractéristiques de l’ordre corinthien, aisément reconnaissable  aux chapiteaux des colonnes au trois rangs de feuilles d’acanthe et le troisième niveau est composite, mêlant volutes ioniques et feuillages corinthiens.

Trois niches abritent les statues de Saint Louis (troisième niveau, travée centrale), Sainte Catherine et Sainte Aure (deuxième niveau, travées latérales). 

 

Horloge de la façade : cette horloge, restaurée en même temps que la façade en 2012, provient de l'ancienne église Saint Paul, détruite en 1797. les habitants du quartier ne voulaient pas qu'elle disparaisse et après la révolution elle a été placée sur le vitrail central de la façade de Saint Louis, en remplacement du monogramme IHS des pères jésuites. Coincidence, l'année inscrite sur l'horloge, 1627, année de sa réalisation, est aussi l'année de la pose de la première de l'église Saint Louis. 

 

Horloge noctune d'Henry Lepaute : installée dans la première tribune de l'église, cette horloge donnait l'heure nuit et jour par un système d'éclairage au bec de gaz situé au dessus du mécanisme. Remise en état par les horlogers de la ville de Paris, elle nécessite d'être remontée toutes les 8 heures. Une réflexion est menée en ce moment par les horlogers et électriciens de la Ville de Paris pour électrifier son remontage et remettre en fonctionnement l'éclairage intérieur pour qu'elle soit visible en façade

Crypte des Jésuites : de nombreuses personnes sont enterrées à Saint Paul. La liste sera mise en ligne un jour ici. Mais parciulièrement les pères jésuites de 1580 à 1764, inhumés sous le choeur de l'église. 

 

Cloche : une seule cloche est présente à Saint Paul Saint Louis, dans un clocher construit après la révolution car, n'étant pas une paroisse, la chapelle Saint Louis n'avait pas à annoncer les événements tels que les baptêmes, mariages ou enterrements qui devaient - normalement même si ce ne fut pas toujours le cas - être célébrés dans l'église paroissiale Saint Paul. La cloche posée provient en revanche de l'ancienne église Saint Paul détruite en 1797. Les cloches de la maison professe qui rythmaient la vie des Pères Jésuites ont été retrouvées dans les combles du lycée Charlemagne et devraient bientôt être de nouveau visibles. 

 

Baptistère de Saint Paul : le baptistère de l'ancienne église Saint Paul existe toujours : il est dans les Yvelines, dans l'église de Médan. Y ont été baptisés les rois Charles VII et Charles VIII ainsi que de nombreux membres de la famille royale qui habitait alors l'Hôtel Saint Paul, rue Saint Paul. 

 

Sacristie : elle date de 1643, imposante et comporte un chapier en parfait état, avec son pied. Nous espérons pouvoir la faire visiter lors des Journées du Patrimoine en 2015. Trois taleaux attribués à Philippe de Champaigne l'ornent au sommet.

 

Christ de la prison de la Bastille :  la prison de la Bastille comportait une chapelle et au dessus du maître autel la peinture d'un Christ en Croix a été sauvé lors de la destruction de l'édifice et placé dans la sacristie de Saint Louis. 

 

Graffitis : de nombreux graffitis gravés dans la pierre sont présents dans les tribunes et en particulier un "Clicquot" qui a été le facteur d'orgue du premier instrument installé dans l'église, hélas détruit à la révolution. Il ne reste que la signature de celui qui l'a construit. Un autre graffiti sur le deuxième pilier à doite à l'entrée de l'église date de la commune de Paris. « La république française ou la mort ». Graffiti du corps franc des « Enfants du Père Duchêne » écrit entre le 21 et le 24 mai 1871, à la fin de la Commune de Paris. L'auteur semble avoir eu les deux ...

 

Autographe de Victor Hugo :  Nous conservons dans nos registres paroissiaux l'autographe de Victor Hugo lors du mariage de sa fille Léopoldine avec Charles Vacquerie le 15 février 1843. Les parents des mariés ne signent pas les registres mais Léopoldine était mineure et il fallait le consentement de son père pour qu'elle épousât son fiancé.

 

Au coeur du mystère

Plan de l’église 

 

1 : chapelle des Fonts baptismaux. Baptême du Christ par Caruelle d’Aligny (1842). Statue de Ste Geneviève par Eugène Guillaume (1887).

2 : chapelle St Paul : baptême de Lydie par St Paul Mathieu François Latil (1845).

3 : Saint Jérôme par Charles Lefebvre (1846). Vitrail aux armes de La Tout d’Auvergne.

4 : Statue de Saint Vincent de Paul par Raffl.

 

5 : Statue de la Vierge par Agathon Léonard (1828) ; à droite, l’ange de la religion foudroyant l’idolâtrie (Vinache 1750), au dessus Louis XIII offrant le modèle de l’église à Saint-Louis (atelier de Vouet 1650) et à gauche, la religion instruisant un américain (Adam 1750), au-dessus, la mort de Saint-Louis par Jacques de Lestin (1668).

6 : boiseries du XVIIème siècle et Assomption peinte.

7 : Vitrail aux armes du Maréchal de La Meilleraye, Christ en bois du XVIIème siècle et boiseries aux chiffres de Saint Paul et Saint Louis. Voûte sculptée aux emblêmes de la Vierge.

8 : Chœur de l’église ; 

les quatre évangélistes par Decaisme (1843) ; 

grilles et stalles du XVIIème siècle. Tapis de la manufacture d’Aubusson (XIXème siècle) aux chiffres de St Paul et St Louis. Accès réservé.

9 : Devant d’autel de François Anguier : Les Pèlerins d’Emmaüs, XVIIème siècle.

10 : Chapelle N-D des Sept Douleurs ; Vierge de Germain Pilon, 1586, voûte sculptée aux emblèmes de la Vierge et boiseries du XVIIème siècle.

 

11 : à droite : le Christ au jardin des Oliviers par Eugène Delacroix (1826), 

 

La toile représente Jésus, qui, après la dernière Cène, se rend au mont des Oliviers, colline de Jérusalem, pour prier. Il laisse des disciples à l’entrée du jardin de Gethsémani, à l’exception de trois d’entre eux, Pierre, Jacques et Jean. On distingue au loin la troupe de soldats venant arrêter Jésus. La toile a été réalisée suite à la commande en 1824 du préfet de la Seine, le comte de Chabrol, pour le transept gauche de l’église. Le tableau a été présenté pour la première fois lors du Salon de 1827. Le peintre a pris quelques libertés avec les évangiles : l’ange est ainsi par exemple remplacé par un groupe d’anges.`

 

La toile a été présentée au Louvre du 29 mars au 23 juillet 2018, puis au Metropolitan Museum de New York dans le cadre de l’exposition Delacroix avant de retourner dans l’église Saint-Paul-Saint-Louis. L’œuvre endommagée par le temps a été restaurée en vue de cette exposition par la Conservation des œuvres d’art religieuses et civiles de la Ville de Paris de juillet 2017 à février 2018. Source : fondation la sauvegarde de l’art français.https://www.sauvegardeartfrancais.fr/actualites/restauration-delacroix/

 

Statue du Sacré Cœur par Bonnassieux (1879), 

 

 

 

Buste de Bourdaloue par Besquent (1903) et Saint Louis recevant la couronne d’épines des mains du Christ de l’atelier de Simon Vouet (1642).

 

 

12 : Le Christ apparaissant à Sainte Marguerite Marie Alacoque par Elisa Drojat (1828-1910).

14 : Chapelle Saint Louis : Saint Louis vénérant la couronne d’épines par Mlle Leduc (1831).

15 : Chapelle Saint Joseph : Jésus dans l’atelier de Joseph par Jules Richomme (1870).

16 : Buffet d’orgue classé. 

 

Saint Paul (épée) par Legendre-Héral (1845) et Saint Pierre (clé) par Victor Huguenin.

17 : bénitiers offerts par Victor Hugo pour le baptême d’Adèle et le mariage de Léopoldine.

18 : Sacristie : peinture du Christ en Croix provenant de la chapelle de la Bastille et trois peintures dans les chasubliers du XVIIème siècle, dont une crucifixion de Philippe de Champaigne.

 

(Source : https://www.spsl.fr/histoire)

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Centenaire de l'armistice du 11 novembre 2018

Publié le par Marie Castillo

 

Un oiseau chante

Un oiseau chante ne sais où

C’est je crois ton âme qui veille

Parmi tous les soldats d’un sou

Et l’oiseau charme mon oreille

 

Écoute il chante tendrement

Je ne sais pas sur quelle branche

Et partout il va me charmant

Nuit et jour semaine et dimanche

 

Mais que dire de cet oiseau

Que dire des métamorphoses

De l’âme en chant dans l’arbrisseau

Du cœur en ciel du ciel en roses

 

L’oiseau des soldats c’est l’amour

Et mon amour c’est une fille

La rose est moins parfaite et pour

Moi seul l’oiseau bleu s’égosille

 

Oiseau bleucomme le cœur bleu

De mon amour au cœur céleste

Ton chant si doux répète-le

À la mitrailleuse funeste

 

Qui claque à l’horizon et puis

Sont-ce les astres que l’on sème

Ainsi vont les jours et les nuits

Amour bleu comme est le cœur même

Guillaume Apollinaire, Calligrammes

17 décembre 2015

 

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Souvenirs

Publié le par Marie Castillo

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Saint-Pierre-Saint-Paul à La Celle-Saint-Cloud

Publié le par Marie Castillo

Chaque année, l’église Saint-Pierre-Saint-Paul est ouverte au public dans le cadre des journées du Patrimoine. En 2016, ces dernières ont été l'occasion d'une présentation des oeuvres restaurées dans l'église par le conservateur délégué des antiquités des Yvelines dans le cadre du programme de protection et de valorisation des oeuvres de la DRAC Ile-de-France.

 

Un ancrage dans l’histoire.

 

Vers 770, deux églises se côtoient, l’une située au Bourg, sous le patronage de Saint Pierre, l’autre au Chesnay.

 

Après avoir été détruite par les Normands, puis les Protestants lors des guerres de religion, l’église du Bourg a été rebâtie au XVIIème siècle par les moines de Saint Germain des Prés, avant d’être consacrée en 1717 après l’achèvement du chœur.

 

Le mobilier a été vendu à la Révolution, mais une grande partie a été ensuite restituée par les acquéreurs.

 

Pillée lors de l’occupation par les Prussiens, pendant le siège de Paris en 1870, l’église a été ensuite à nouveau restaurée. En 1954, la nef a été allongée et la partie gauche du chœur a été construite. Enfin le clocher a été reconstruit en 1961 : l’ancien clocher en bois ayant été ébranlé en 1944 par l’explosion d’une péniche de munitions que les Allemands ne voulaient pas laisser à la disposition des Alliés.

 

En juillet 2017, le podium en bois datant de 1969 a été démonté. Il recouvrait un sol en pierre datant de 1950.  Pendant l’été 2017, le sol du chœur a été renforcé par des injections de résine. Durant l’automne 2017, un nouveau sol en pierre a été posé. 

 

Statue de la Vierge à l'enfant.

 

 

La statue de la Vierge à l'Enfant a fait l'objet de travaux de mise en sécurité, après avoir été volée en 1881. Elle a été réalisée en bois de tilleul avec un traitement insecticide. Datant du début du XVIème siècle, elle reprend des motifs allemands et en particulier des gravures de Dürer. Au début du siècle, la sculpture a été recouverte de peinture dorée et coiffée d’une couronne. Volée en plein jour en 1981, après avoir transité par Naples, elle a été retrouvée à Nüremberg en Allemagne en 1983 par Interpol. Ayant été séparée de sa couronne, la peinture dorée effacée, elle a donc été restaurée et est maintenant solidement fixée au mur.

 

La création d’une chapelle vouée à la Vierge atteste d’un renouveau du culte marial dans la seconde partie du XIXème siècle.

Le 8 décembre 1854, le pape Pie IX déclare l’Immaculée Conception de Marie dogme de foi.

La dévotion à la Vierge du Rosaire, d’origine médiévale, connut un regain de ferveur à la suite de sa remise en vigueur par le pape Léon XIII en 1886, comme en témoigne « la vision de saint Dominique », un des vitraux de l’église (chapelle).

 

Les restaurations de l’autel et du tabernacle ont été réalisées au printemps 2016.

 

Le retable dans le chœur, au-dessus de l’autel, représente la Résurrection du Christ. Cette copie d’un tableau de Carle Van Loo (1705-1765) date du XIXème.

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Pierre-Saint-Paul à La Celle-Saint-Cloud
Saint-Pierre-Saint-Paul à La Celle-Saint-Cloud

Le tableau « L’Immaculée conception » a été peint par Claude-Marie Dubufé, peintre d’histoire, né à Paris en 1790 et décédé à La Celle Saint Cloud en 1854. Le tableau a été restauré en 2016. Il comportait de petites déchirures dues à l'humidité.

 

 

Un lustre du XVIIIème siècle a été installé en septembre 2015 une fois la restauration du plafond  terminée.

 

 

Le tableau intitulé le « Saint évêque » par Francesco Raibolini, dit Francia (1450-1527), contemporain de Michel Ange et Raphaël est la propriété de l'association diocésaine depuis 1929 suite à un don du docteur Walter Hogg en souvenir de sa mère, qui habitait La Celle Saint-Cloud. Il représente saint Ambroise, cardinal archevêque de Milan (fin du IVème siècle), chassant l’hérésie un fouet à la main. Il a été classé deux fois aux monuments historiques en 1934 d'abord avant d'être déclassé en 1959 avec la contestation de son authenticité, puis reclassé en 1977.

 

Le tableau a fait l'objet d'une restauration préalable en 1959 et en 1982, puis en 2016. Il comporte de nombreux repeints, dont certains sont considérés comme faisant partie de son histoire.

 

 

 

Le tableau « La Cène à Emmaüs » représente, dans un décor d’architecture italienne, avec des personnages vêtus à la mode orientale, le moment où les disciples reconnaissent le Christ à la fraction du pain. C’est une œuvre de Mansuetti, peintre vénitien de la fin du XVème  siècle- début du XVIème. Ce tableau a fait l’objet en 1994 d’une étude de M. Loire, conservateur au Musée du Louvre. Il a été restauré en 2016.

 

Les vitraux sont de diverses provenances.

 

Le maître verrier parisien Léon D. Tournel installe en 1891 « la vision de saint Dominique » et le « couronnement de la Vierge » dans la chapelle de la Vierge.

 

 

Saint-Pierre-Saint-Paul à La Celle-Saint-Cloud
Saint-Pierre-Saint-Paul à La Celle-Saint-Cloud

Les deux vitraux de la nef datant de 1854 représentent « saint Pierre » et « saint Jacques ». Il s’agit d’un don de  Jacques de Beckholtz dans ce qui était le chœur primitif.

Saint-Pierre-Saint-Paul à La Celle-Saint-Cloud
Saint-Pierre-Saint-Paul à La Celle-Saint-Cloud

Les cinq vitraux de la nef, 3 à droite, 2 à gauche, lorsqu’on entre dans l’église, sont des dons réalisés à l’église vers 1860 par Jean-Pierre Pescator, propriétaire du château de La Celle Saint-Cloud en 1864. Voir l’inscription : « Ex dono ab A.J.P.P.».

Saint-Pierre-Saint-Paul à La Celle-Saint-Cloud
Saint-Pierre-Saint-Paul à La Celle-Saint-Cloud

Le vitrail moderne du côté de l’orgue a été offert par M. Felix dans les années 1990 en souvenir de sa femme et représente Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

 

« La rencontre » est une sculpture apposée au fronton de l’église et inaugurée le 17 novembre 2002. Dès 1999, les paroissiens de Saint-Pierre-Saint-Paul ont souhaité marquer le Grand Jubilé de l’An 2000 et «… témoigner de leur foi et de leur confiance dans le Christ par une œuvre qui fasse signe et accueille ceux qui passent… »

 

L’artiste choisie, Françoise Bissarra-Fréreau, a proposé la réalisation d’une sculpture en bronze : «  Le Christ à la rencontre de l’Homme ». 

 

La sculpture de bronze a été fabriquée dans l’atelier de M. Clementu à Meudon à partir de l’œuvre en cire de Françoise Bissarra Fréreau :

            « Deux personnages, le Christ et l’Homme … l’un allant vers l’autre dans un mouvement d’attraction. La main de l’homme ouverte au centre (offrande)… Le Christ à droite a pris notre humanité pour venir sur le chemin à la rencontre de l’Homme…

            Le  « vêtement-écriture » du Christ, comme une vague roulant aussi vers le centre (c’est sa Parole qui est au « centre » de notre âme), comme un chemin…comme une source…

            Ce « vêtement-écriture », ombre et lumière, qui revêt l’homme exprime une progression vers le mystère…

            Le Christ nous invite à lâcher l’ancien vêtement pour nous laisser revêtir de la Parole... »

 

 

La sacristie a été construite sur l’ancien jardin du garde-champêtre grâce à une donation de Madame de Blignières, dont le nom a été donné à la rue qui longe l’église.

 

Le presbytère a été mis à la disposition du curé par la ville après la Révolution. Ce bâtiment avait été construit en 1760 pour servir d’hospice grâce à un don et à une rente de Madame Bachelier, châtelaine du château de La Celle Saint-Cloud.

 

Le cimetière était autrefois localisé devant l’église à proximité de la fontaine St Pierre. Il a été déplacé en 1808, pour des raisons d’hygiène. Charles Gilbert Morel de Vindé, propriétaire du château, a fait don du terrain à côté de l’école Pasteur, emplacement de l’actuel « ancien cimetière ».

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Château de La Celle Saint-Cloud en juin

Publié le par Marie Castillo

Voici quelques belles vues du parc du château de La Celle Saint-Cloud ouvert au public quelques jours par an...Un instant de beauté et de calme sous un beau soleil de juin...

 

 

 

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un 14 juillet à Saint-Germain-en-Laye

Publié le par Marie Castillo

Un bel après-midi à Saint-Germain-en-Laye….

un 14 juillet à Saint-Germain-en-Laye
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Grande galerie de l'évolution

Publié le par Marie Castillo

Belle visite au Museum national d'histoire naturelle à Paris. 

Ici, la Grande Galerie de l'évolution...

Grande galerie de l'évolution

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Jardin des plantes

Publié le par Marie Castillo

Jardin des Plantes
Jardin des Plantes

Le printemps est de retour….

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11 novembre 1918

Publié le par Marie Castillo

Place de la Concorde, source : gallica.bnf.fr

Place de la Concorde, source : gallica.bnf.fr

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Mucem

Publié le par Marie Castillo

Mucem
Mucem

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