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eglise de la Madeleine

Publié le par Marie Castillo

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En 1806, Napoléon I a consacré l'église de la Madeleine à la gloire des armées françaises. On peut voir sur le plafond de la nef cette peinture qui le représente en compagnie du pape - il s'agit peut-être de son sacrement - tout près des cieux - consécration divine et élective. Une thématique explorée clairement sous l'ancien régime, mais passablement anachronique pour son époque quelques années après le tournant de la révolution française.

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exposition Rubens, Poussin et les peintres du XVIIème

Publié le par Marie Castillo

L’exposition Rubens, Poussin et les peintres du XVIIème siècle (Musée Jacquemart-André) rassemble une soixantaine de tableaux issus de collections privées et publiques. Elle se donne pour objectif de montrer l’influence de la peinture baroque flamande (Rubens, Pourbus, Van Thulden) au XVIIème siècle sur l’école française…puis l’ascendant de l’école classique française sous Louis XIV (Poussin, Eustache le Sueur, Laurent de la Hyre) sur la peinture flamande. Le parcours chronologique est intelligible et équilibré : Rubens et le goût baroque à Paris, Paris se met à la mode flamande, le classicisme parisien, Poussin et le classicisme à Rome, le classicisme et un modèle universel, l’influence de l’art classique français, de liège à Amsterdam. L’exposition concentrée sur les influences réciproques ne néglige pas pour autant la relation si importante du peintre avec le commanditaire. Point positif. J’aurais aimé y voir des explications plus claires sur les ressorts de la commande royale - Marie de Medicis, Henri IV, Louis XIV-  et sur la perception que ces derniers ont eu du monde artistique et de l’art. Quel a été le rôle de leurs relations aux peintres sur la prépondérance de l’école classique française en Europe? Etait t-il pertinent d’en limiter le champ à l’aire flamande ?

 

Quelques tableaux sont magnifiques (Rubens, Les frères Le Nain), mais point de chef d’œuvres.

 

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Le bain de Diane, Rubens

 

 

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Mercure, Hersé et Auglure, Poussin

 

 

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Le jugement de Salomon, Laurent de la Hyre

 

 

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Coriolan, Poussin

 

 

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paysage de ruines avec berger, Pierre Patel

 

 

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Fête de Venus, Gérard de Lairesse

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back to Cluny : Odilon de Mercoeur

Publié le par Marie Castillo

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 Odilon de Mercoeur, église saint-Pierre, Souvigny

 

L’abbaye de Cluny est  à son apogée religieuse et politique au Xème siècle sous la conduite d’abbés brillants, dont Odilon de Mercoeur.

Abbé de Cluny entre 994 et 1049, 5ème abbé après Mayeul, il est considéré comme le maitre d’œuvre de l’ordo cluniacensis. Il instaure des liens juridiques entre Cluny et les monastères réformés et créés, jetant les bases d’une congregation monastique liée à la maison-mère. Né vers 961-962 Issu d’une famille comtale d’origine auvergnate, il est entré à l’abbaye vers 990 comme moine où il se voit chargé de l’éducation de jeunes enfants confiés au monastère, les oblats.

De 1015 à 1020, il se consacre à la poursuite de l’oeuvre de Mayeul, fondant de nouveaux monastères avec l’appui des autorités. Ses relations avec les empereurs Otton III puis Henri II sont excellentes. Elles lui permettent notamment d’obtenir un privilège permettant à Cluny d’échapper en partie au contrôle episcopal et ouvrant la voie vers l’autonomie. Ce privilège est confirmé en 1024 par Jean  XIX qui permet la constitution d’une Ecclesia cluniacensis.

Avec l’appui du pape, Odilon étend l’ordre clunisien au-delà des Pyrénées et du Rhin.

A partir de 1015-1020, il repense le développement de Cluny et la place qui devait revenir aux moines dans une période d’effritement des pouvoirs publics et de montée des violences en particulier au sud de la Loire. Les monastères mettent en place des armées et instituent également les assemblées de paix et la trêve de paix du mercredi soir à l’aube du lundi suivant, accusé par l’episcopat d’affaiblir l’autorité royale. Après le concile d’Arles qui formalise cette pratique en 1041, Odilon enjoint les prélats italiens à faire de même.

Ce tournant dans la mission réformatrice de Cluny qui s’adresse aussi aux laïcs marque aussi son éloignement des puissances publiques, à l’exception de la papauté. Enfin Odilon est également le promoteur de la fête des défunts.

Odilon meurt dans la nuit du 31 décembre 1048 au 1er janvier 1049 à l’âge de 86 ans. Il est canonisé en 1055.

source : l'abbaye de Cluny : centre de l'Occident médiéval, Dominique Vingtain, CNRS, 2009

Préface de « Odilon de Mercoeur, l’Auvergne et Cluny » par Marcel Pacaut : link

Guerre ou paix dans le midi de l’Auvergne au temps de Odilon de Mercoeur, C. Lacrasson, actes du colloque de Lavoute-Chilhac, 2001

Histoire du prieuré Sainte-Croix de Lavoûte Chilhac, J Vigier, actes du colloque de Lavoute-Chilhac, 2001 : link

 

 

 

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Les trois grâces de Lucas Cranach, parce qu'elles le valent bien

Publié le par Marie Castillo

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Le Louvre lance une opération d’envergure tous mécènes jusqu’au 31 janvier 2011 en vue de l’acquisition d’un célèbre tableau de la renaissance réalisé par LC et intitulé les trois Grâces

Engouement pour l’antiquité, les trois Grâces personnifient sans doute l’abondance, l’alégresse, et la splendeur. L'oeuvre est emprunte de sensibilité, de sensualité et d’ironie

Si l’opération réussie le tableau rejoindra au Louvre les autres œuvres, très peu nombreuses, dont une Vénus.

Pour en savoir plus et contribuer à votre mesure, vous pouvez visiter le site spécial du Louvre consacré à l’opération :  www.troisgraces.fr

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Scarlatti à la tombée du jour

Publié le par Marie Castillo

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jour de neige

Publié le par Marie Castillo

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Route sous la neige, Honfleur, 1865, Musée d'Orsay

 

Jour de neige….

Quoi de plus topique que la neige qui tombe un 1er décembre.

Une thématique dramatique :

« Il neigeait. L’âpre hiver fondait en avalanche.

Après la plaine blanche, une autre plaine blanche… » et la défaite de l’empereur (Victor Hugo, l’expiation)

Une thématique festive : la joie des enfants s’adonnant aux jeux de neige

Savez-vous que chaque flocon de neige est unique ?

 

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diplomatie française et indépendances latino-américaines

Publié le par Marie Castillo

Sous la Monarchie de juillet, la diplomatie française est favorable à l’instauration de monarchies sous allégeance des Monarchies européennes de la Sainte-Alliance. Loin de reconnaître les nouvelles républiques, elle préfère des relations commerciales de fait pendant quelques années avant de se résoudre à franchir le pas. En témoignent les propos de François-René de Chateaubriand, ministre des Affaires étrangères en 1824-1825.

 

"Les colonies espagnoles n’ont donc point été, comme les Etats-Unis, poussées à l’émancipation, par un principe naturel de liberté : ce principe n’a pas eu dans l’origine la vitalité, la force de volonté congéniale d’une nation. Les colonies se détachèrent de l’Espagne, parce que l’Espagne était envahie par Bonaparte ; ensuite elles se donnèrent des constitutions, comme les Cortes en donnaient à la mère-patrie ; enfin, on ne leur proposait rien de raisonnable, et elles ne voulurent pas reprendre le joug.

L’influence du climat, le défaut des chemins et de culture rendraient infructueux les efforts que tenteraient les espagnols contre ces républiques malgré elles. Vingt années de révolution ont créé des droits, des propriétés, des places qu’une camarilla ou un décret de Madrid ne détruirait pas facilement.  La génération nouvelle, née dans le cours de la révolution d’outre-mer est pleine du sentiment d’une indépendance dont elle n’espérerait rien si elle dépendait de la mère-patrie.

Mais pouvait-on établir cette liberté dans l’Amérique espagnole par un moyen plus facile et plus sûr que le moyen républicain ; moyen royaliste modéré, qui appliqué en temps utile, aurait fait disparaître une foule d’obstacles ? Nous le pensions.

La monarchie représentative eût été mieux appropriée au génie espagnol, à l’état des personnes et des choses, dans un pays où la grande propriété territoriale domine, ou le nombre des Européens est petit, celui des Nègres et des Indiens considérables, ou l’esclavage est d’usage public, où l’instruction manque dans les classes populaires.

Les colonies espagnoles, formées en des monarchies constitutionnelles, auraient achevé leur éducation politique, à l’abri des orages dont les républiques naissante peuvent être bouleversées.

L’histoire a trop vérifié nos prévisions : dans quel état sont aujourd’hui ces colonies ? Une guerre civile eternelle, des tyrans successifs derrière le nom permanent de la liberté.

Par toutes les considérations précédentes, nous avions donc raison de penser qu’en créant des monarchies sous le sceptre des Bourbons, nous travaillions autant au bonheur de ces contrées qu’à l’agrandissement de la famille de Saint-Louis. »

Congrès de Vérone. Guerre d’Espagne. Négociations : colonies espagnoles, 21, Leipzig-Paris, Brockhaus, 1838, p. 185-186.

 

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L'or des Incas à la Pinacothèque

Publié le par Marie Castillo

 

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La pinacothèque rassemble près de 300 objets pré-colombiens empruntés à une dizaine de musées péruviens : objets rituels et textiles, utilisés pour les libations ou les sacrifices, en terre cuite, en or, la sueur du soleil ou en argent, les larmes de la lune. Ces productions révèlent la vitalité artistique et technique non seulement des Incas qui ont dominé au XVème siècle une région couvrant la cordillère andine depuis l’Equateur jusqu’au Chili, mais aussi les Sicans, les Mochicas et les Naszcas.

Cette exposition est ambitieuse se donnant pour objectif de porter un regard neuf sur une civilisation brillante, sur ses origines et sur sa mystérieuse relation avec l’or. Les objets exposés témoignent de la haute maîtrise technique des orfèvres de l’époque et de la force de l’or associé à la divinité solaire appelé Inti. Les objets d’or et d’argent étaient utilisés par les amérindiens en fonction de leur rôle politique et social.

Quelques références aux chroniques de Felipe Guaman Poma de Ayala et de Pedro Cieza de Leon au XVème siècle donnent un éclairage intéressant sur l’usage de ces objets, les cérémonies et les rituels. Malheureusement, ces mentions sont peu fréquentes et les commentaires associés aux objets exposés sont généralement insuffisants contrastant avec des commentaires introductifs sur le découpage chronologique trop abondants (période intermédiaire ancienne -200 av JC-500 ap JC/horizon moyen – 500-900 ap JC/ période intermédiaire récente 900-1440 ap JC/horizon récent-1440-1532 ap JC).

Le petit guide proposé par la pinacothèque n’est pas facilement exploitable durant l’exposition car trop dense. Sur le fond, l’indication relative à la porte du soleil sur le site de Tiahuanaco (Bolivie) est surprenante. Cette aire de culture n’ayant pas fait l’objet d’un développement dans le cadre de l’exposition.

 

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au delà du ciel : les mystères de l'univers

Publié le par Marie Castillo

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pause musicale...

Publié le par Marie Castillo

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