Le bon âge!? l'âge d'argent, dommages! pas de pacte avec les Loups quand on ne sait pas bien compter et decompter. La dé à coudre est la mesure. Le fil est le prolongement. Le geste répeté du rouet a du sens...
Je n'aime pas trop ce tableau de Cranach intitulé l'âge d'argent....Les corps sont quelque peu difformes et les couleurs very sad. en fait.
Nos âges? irrésolus, diffus et encore profondément optimistes....
"Vers la France libérée tous les Etats portaient leurs regards. Cette nation, que depuis tant de siècles on voyait à la première place, qui hier s'était effondrée dans un désastre invraisemblable mais pour qui certains de ses fils n'avaient pas cessé de combattre, qui aujourd'hui se déclarait souveraine et bélligérante, dans quel état reparaissait-elle, quelle route allait-elle prendre, à quel rang la reverrait-on?" (De Gaulle, Mémoires).
big question en mal de réponse. La question du rang ((projection externe) dans notre societé contemporaine met mal à l'aise. Peut-être parce que l'on se plait davantage à faire du nivellement, du lissage et qu'on postule l'égalité juridique à tour de bras. Je salue ceux qui ont le souci du rang pour leur conviction et leur courage. Non, ce n'est pas une question de mode...
En février, le carnaval de Venise....voilà un événement certainement extraodtinaire. S'il reste des places, je m'embarquerai bien....
Carnaval......événement proprement ludique, festif et au combien régulateur des tensions, à l'origine dumoins, peut-être encore, beaucoup au Brésil, à Rio...(Avez-vous vu Orfeo Negro?)
Son sujet : l'inversion des valeurs. C'est le propre des Saturnales, fêtes de la Rome antique qui avaient lieu aux alentours du solstice d’hiver, et selon les époques, ont duré un, trois, cinq ou sept jours.
Au cours des banquets (autre mot que j'affectionne), le maître de maison prenait la place des esclaves à table et assurait le service. tandis qu'un esclave désigné devenait le maître des lieux pour un temps.
Aux Sigillaires, à la fin des Saturnales, on s’offrait des figurines d’argile, des chandelles de cire et des gâteaux. Ces figurines remplacent sans doute de très anciens sacrifices humains pratiqué par les Pélasges, un des peuples les plus anciennement installés dans le Latium ; ce serait Hercule qui aurait persuadé les descendants des Pélasges de remplacer les humains par des statuettes reproduisant des traits humains et en honorant les autels de Saturne non par l'immolation des hommes mais par des lampes allumées.
A venise....même histoire..Le riche et le pauvres, méconnaissables l'un pour l'autre, vétus de riches atours, le visage couverts de masques lisses....s'effleurent , se regardent. Pour un temps, la distinction sociale est annihilée...Ah, c'est-peut-être la métaphore de l'uniforme bien austère des établissements d'enseignements secondaires, privés ou autres.....Que sais-je? Mais par un costume riche, doté, et chatoyant, c'est bien l'abondance que l'on postule et que l'on célèbre. Tout est permis...c'est pas comme dans la vraie vie.
Voilà un événement raffiné qui en vaut certainement la peine. Portons tous l'habit du prince dans un esprit renaissance pour se convaincre du possible sans tomber dans la foutaise du conte de fée.
Le cerf est un animal aimable et majestueux....Il faudrait voir de quelle manière il est invoqué dans les légendes et les contes (pour plus tard). Récemment, j'ai trouvé ce poème de La Fontaine....que je livre aux visiteurs
LE CERF MALADE
En pays pleins de cerfs , un cerf tomba malade. Incontinent maint camarade Accourt à son grabat le voir, le secourir, Le consoler du moins multitude importune. « Eh! messieurs, laissez-moi mourir. Permettez qu'en forme commune La Parque m'expédie ; et finissez vos pleurs.» Point du tout les consolateurs De ce triste devoir tout au long s'acquittèrent, Quand il plut à Dieu s'en allèrent Ce ne fut pas sans boire un coup, C'est à dire sans prendre un droit de pâturage. Tout se mit à brouter les bois du voisinage. La pitance du cerf en déchut de beaucoup. Il ne trouva plus rien à frire D'un mal il tomba dans un pire, Et se vit réduit à la fin A jeûner et mourir de faim.
Titan du second jour de la semaine qui sépara les eaux du ciel des eaux de la Terre
les eaux, entremêlées, finalement distinctes. Atlas fait la séparation, puis Prométhée opère la restitution du feu.
Condition démiurgique. Le fardeau pèse comme pour Sysyphe, le pierre roule de haut en bas et de bas en haut. Il n'y a pas de temps. Il n'y a pas de condition humaine pour le héros, mais Atlas n'est pas un héros, traçant sa voie lactée. Bon pied, bon oeil....je souhaiterais lui dire, eh! toi : ça boom? sans jamais partager sa charge, puisse -t'elle être élective? Son prix toise alors la liberté.
La légende d'Oenopion a trait à un roi sacré qui refuse de quitter son trône à la fin de son règne, bien que le nouveau candidat au trône ait accompli ses combats rituels et épousé la reine. mais le nouveau roi n'est qu'un interrex qui après avoir régné une journée est selon la loi mis à mort et dévoré par les Ménades. le vieux roi qui simulait la mort dans sa tombe se remarie avec la reine et poursuit son règne.
Thèmis : Couvrez-vous la tête et jetez les os de votre mère derrière vous.
Ils ramassèrent les pierres et les jetèrent en arrière par dessus leur épaule et chaque pierre devint tantôt un homme et tantôt une femme selon que c'était Deucalion ou Pyrrha qui l'avait lancée. Ainsi le genre humain fut reconstitué et depuis lors "une homme" (laos) et une pierre (laas) sont le même mot dans beaucoup de langues.
La tranformation de pierre en hommes est peut-etre une emprunt helladique à l'orient. Jean-Baptiste se réfère à une légende similaire : la métamorphose des pierres du désert (Matthieu III. 3-9, Luc III.8)
"La porte est ouverte devant laquelle il faut passer : un rai de lumière sort de la chambre et coupe le palier de l'escalier." (la porte étroite, A. Gide)