face à l'oubli
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Carcassonne, 2010, soleil sur la cité
Avignon 2010
Shakespeare en Avignon : Richard II mène la danse
Richard II
Mise en scène par Jean-Baptiste Sastre
Traduction par Frederic Boyer
Avec Denis Podalydes dans le rôle de Richard II
Pour une première intrusion au festival d’Avignon, en quête d’expériences théâtrales nouvelles, j’ai choisi de voir une représentation de Richard II, pièce de W Shakespeare, jouée dans la cour d’honneur du Palais des Papes.
En 1947, Jean Vilar avait ouvert le festival avec cette pièce. 53 ans plus tard, Jean-Baptiste Sastre revisite la pièce de Shakespeare.
Sur la scène presque à nue enserrée par trois murs immenses recouverts d’un papier peint de lumière, les acteurs aux habits colorés s’installent sur une longue poutre en bois à même le sol et attendent leur regard fixé sur les spectateurs.
Puis, la pièce commence…
l’histoire de Richard II, roi querelleur, violent, facétieux, double…qui défait tous ses ennemis avant d’abdiquer
Dans le conflit opposant le duc de Norfolk et le duc Henry de Herford au sujet de la mort de Gloucester, oncle et opposant de Richard II, la parole injurieuse divise et le roi échoue à imposer la réconciliation. Cette solution est en effet refusée par les deux hommes qui demandent la justice de dieu. Richard II décide de les bannir tous les deux.
Cette faiblesse annonce sa prochaine destitution, la lente déchéance…Henry revient d’exil et conspire pour le détrôner.
La chute du roi est vertigineuse, inéluctable et en même temps ludique. Le roi facétieux danse et virevolte sur la scène. Otant sa longue robe grise, il met son corps à nu. Sa nudité personnelle, ostentatoire contraste avec le déliquescence de son corps divin. Denis Podalydes tiend bien son rôle.
Bonne pièce…Toutefois, la mise en scène presque à vide ne permet pas au spectateur de bien appréhender la multiplicité des lieux où se déploit l’action.
la robe et l'echelle
Toy story 3
Henri 1er
Henri Ier, né en 1008 et mort en 1060 à Vitry-aux-Loges, est le troisième roi de France de la dynastie des capétiens. Il régna de 1031 à 1060. C'est le second fils deRobert II le Pieux Robert II, roi de France de 996 à 1031, et de Constance d'Arles, fille de Guillaume Ier de Provence, comte d'Arles, et d'Adélaïde d'Anjou. Il est donc le petit-fils d'Hugues Capet. Vers 1017, le futur Henri Ier devient duc de Bourgogne et, à la mort de son frère aîné en 1025, Robert II l'associe au pouvoir (comme l'avait fait Hugues Capet pour Robert II en 987 ; c'est cette volonté qui amènera la mise en place du caractère héréditaire de la monarchie). Pourtant, la mère d'Henri Ier, Constance d'Arles, tente de privilégier l'accession au trône de Robert, fils cadet (né trois ans après Henri Ier). A la mort de son père en 1031, Henri Ier doit donc faire face au soulèvement, mené par sa mère et son frère, auquel participent les grands seigneurs du royaume comme, par exemple, Eudes II de Blois. Cependant, il reçoit le soutien de Robert le Magnifique, duc de Normandie de 1027 à sa mort en 1035 et père de Guillaume le Conquérant, en échange du Vexin et de Conrad II le Salique, empereur romain germanique. En 1032, l'année qui voit disparaître Constance d'Arles, Henri Ier cède à son frère cadet, Robert, le duché de Bourgogne pour mettre fin à la querelle familiale.
A la mort de Robert le Magnifique, en 1035, Henri Ier décide de soutenir le jeune duc de Normandie et futur roi d'Angleterre, Guillaume le Conquérant. En 1047, ce dernier est victime d'une rébellion et remporte, avec l'aide du roi de France, la bataille du Val des Dunes. Par la suite, à cause de la montée en puissance de Guillaume le Conquérant, Henri Ier se retourne contre lui et tente de le soumettre. Mais Henri Ier est battu lors de la bataille de Mortemer en 1054 et à Varaille en 1058. En 1059, Henri Ier associe son fils, le futur Philippe 1er. Il meurt en 1060 à Vitry-aux-Loges, laissant à son fils une autorité royale affaiblie et un domaine amoindrit.






