Pour le jeune Machisu, la peinture est une vocation, une conviction. Il traverse la vie avec une sorte d'indifférence pour les gens qui l'entourent. Un peu comme un autiste, concentré sur un seul point focal, la peinture. Malgré ses efforts répétés, Machisu ne parvient pas à créer son propre style et à obtenir la reconnaissance qu'il désire tant. L'art est une illusion. Machisu ne parviendra à le comprendre qu'à la suite d'épisodes cocasses et en même temps terribles. Si proche de la mort. Son épouse, unique complice de ses obsessions parvient tant bien que mal à le ramener sur terre.
un film assez fidèle au livre de Blandine Le Callet mais qui ne rend pas de manière satisfaisante le mal-être de certains personnages et notamment les crises qu'ils traversent.
Adapté du roman "Déjouer l'ennemi" de John Carlin, "Invictus" met en scène Morgan Freeman dans le rôle du héros de la lutte anti-apartheid, devenu premier président noir de l'Afrique du Sud, Nelson Mandela, au côté de Matt Damon.
En 1994, l'élection de Nelson Mandela consacre la fin de l'Apartheid, mais l'Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine, les Springboks, interprété par Matt Damon. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995...
Dans ce beau film, il est question de réconciliation nationale grâce au sport qui soude les ennemis d’hier en une seule communauté.
Au IVème siècle ap JC, la bibliothèque d’Alexandrie perpétue la tradition de la circulation des savoirs sous les auspices de Sérapis au moment où le christianisme s’impose progressivement au monde.
L’intransigeance du proto-christianisme, engagé contre les faux dieux conduit à la destruction de la grande bibliothèque : soulèvement de chrétiens en colère. C’est en vain qu’Hypathie, l’astronome, parvient à préserver du désastre quelques précieux rouleaux et à poursuivre ses travaux sur le système ptoléméen. Elle est son tour accusée de sorcellerie par l’évêque Cyrille et meurt lapidée, refusant la conversion et le principe d’une foi inébranlable, précisément parce que sa démarche repose sur le doute et le questionnement.
Paradoxalement, le christianisme ouvre non seulement la voie de l’égalité des individus, s’adressant aux plus démunis mais également une ère d’obscurantisme scientifique.
Les figures masculines sont des seconds rôles, ceux du préfet et de l’esclave convertis. Amis éphémères sans être amants. La foi chrétienne l’emporte au prix de la trahison.
Entre le gentil ingénieur français et Grigoriev, il y a une entente, des échanges d'information susceptibles de changer la face de la guerre froide. Beaucoup d'idéalisme et un courage au quotidien banalisé sur un fond musical ouvert : avec Queen et Léo Ferré. De cette entente passagère, circonstancielle, il n'y aura malheureusement et de façon surprenante que l'un d'entre eux qui s'en sortira.
"La porte est ouverte devant laquelle il faut passer : un rai de lumière sort de la chambre et coupe le palier de l'escalier." (la porte étroite, A. Gide)