retour sur Tiwanaku
Descendre les escaliers comme pour saluer Eluard
– eschatologiquement et schatologiquement vôtre, ne vous en déplaîse.
Descendre les escaliers comme pour saluer Eluard
– eschatologiquement et schatologiquement vôtre, ne vous en déplaîse.

poser un regard respectueux sur les portraits de famille et dessiner de la pointe du cœur les liens ténus et secrets qui lient chaque corps à l’autre - mein süBer Widerpart ! -
Penser à dérouler la lourde chaîne des Siècles.
pour finir, revenir vers le premier qui s'expose

Sur cette carte, le T représente la Méditerranée, le O le fleuve océan qui embrasse le Monde. Jérusalem en est le centre.
Toujours en suivant le même fil conducteur : le Nord est au Sud et le Sud au Nord, ce que cela m’évoque, des paradigmes in fine en trompe l’œil qu’il faut veiller à construire et à déconstruire avec soin pour assumer ses repères pleinement et librement…
L'oikoumenè de Ptolémée couvrait 180 degrés de longitude des Canaries (dans l’océan Atlantique) jusqu’à la Chine, et environ 80 degrés de latitude de l’Arctique aux Indes et loin en Afrique. La carte du monde de Ptolémée, reconstituée à partir de sa Geographia (vers 150), indique les pays de Serica, Sinae (Chine) à l’extrême droite, au-delà de l’île de Taprobane (Sri Lanka, trop grande) et l’Aurea Chersonesus (Asie du Sud-Est)
Jose D. Ramirez Torres, Mère et fils
Enrique Valda del Castillo, Juana Azurduy de Padilla
Odilon Redon,
-1896.jpg)
Sixto Sandoval Milos, Clair de Lune

Odilon Redon, Portrait bleu

Pour les Indiens d’Amérique du nord, les wampums, colliers de grains de porcelaine enfilés par les femmes, concrétisent la paix entre les chefs pacificateurs de tribus ennemies. L’alternance des couleurs, plus ou moins marquée raconte une histoire tumultueuse de tribus qui grondent : le blanc symbolise la paix et la sérénité, le violet, le deuil et la tristesse, et le rouge, la guerre. Il n’est pas anodin de noter que les Français et les Anglais reconnaissaient au XVIIème France au Canada que l’échange de wampum entre les parties en conflit étaient équivalent à la conclusion d’un Traité. Pour Callières, ces colliers sont « les gages inviolables et sacrés donnant la sanction aux traités ».
Les fondements du Traité ne sont toutefois pas les mêmes : 1/ d un côté, l’Etat souverain édicte le droit ; de l’autre une société sans Etat ; 2/ les signataires : l ambassadeur est dépositaire de la souveraineté de l Etat ; le chef est une institution régulatrice qui harmonise les relations au sein du groupe social ; 3/ droit écrit d’une part, droit incarné (par la force du rite initiatique) d autre part ; 4/ conception du pouvoir coercitive d’une part et non coercitive d’autre part. Quelque chose qui préfigure peut-être la montée en puissance de la soft law à l’époque contemporaine et le droit de la régulation dans un contexte de gouvernance. Les Amérindiens connus aussi pour leurs revendications territoriales et identitaires ont paradoxalement contribué à mon sens fortement à la mondialisation. A creuser.
Sur la toile, un article qui fait le point sur la dimension totémique des signatures améridiennes de traités :
http://www.erudit.org/revue/as/2002/v26/n2/007056ar.html