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le baiser, aboli bibelot d'inanité sonore

Publié le par Marie Castillo

 

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curieusement, ce tableau ultra-célèbre de Klimt que j'ai pu voir au Belvédère il y a de nombreuses années m'évoque ces vers aussi célèbres et énigmatiques de Mallarmé : aboli bibelot d'inanité sonore. En dépit de son caractère incarné, le baiser de Klimt filtré par la lumière apparait comme un songe qui fait la part belle au symbole. Loin de la peinture succulente et relevée des maîtres vénitiens. Les vers de Mallarmé énigmatiques emportent mes certitudes face au déluge du verbe créateur. Sans idées fixe, on oscille aux deux extrêmes. et le bibelot, fragilisé, se brise en mille morceaux. Ayant de mal à trouver dans le reste du poème, des sèmes nécessaires à la reconstitution du sens, je ne peux que faire halte et reprendre mon souffle en m'abreuvant de ses sonorités fracassantes et repenser, fidèle à la méthodologie baudelerienne au baiser de Klimt que j'ai contemplé il y a plus de 15 ans déjà au Belvèdère. Mais de la sorte, je sais que je fais preuve de facilité et que je devrais chercher à l’intérieur du cercle et rester dedans comme certains aiment le faire. Mais je me sens plus à l’aise quand je m’efforce à créer du lien social, par ce que ça veut dire aussi beaucoup de choses et qu’il y a des leçons à tirer de la petite histoire anedoctique….Ah les petites rivières qui font les grandes fleuves (dérive tite-livienne...)

Pour cette raison, je continue par une petite biblio de Mallarmé. Pour commencer, je salue son nom. Car avec un nom pareil, on aurait pu penser qu’il partirait mal dans la vie. Il est communément admis que le nom et la charge du nom ne doit pas être un handicap. Mais je me demande ce que Mallarmé pouvait bien penser du nom qu’il portait et de ses perspectives d’avenir et de création (il devient orphelin de mère bien jeune). Mallarmé, ça sonne bien avec inanité sonore…mais là j’arrête, c’est un joke. Et pourtant, pour bien mener sa barque, il est vrai qu’il vaut mieux trainer un saint – patronymique que s’appeler Becdelièvre ou encore Mallarmé. J’ai connu quelqu’un qui s’appelait Calvaire et son meilleur ami de dire que cela ne l’aiderait pas dans la vie. Pour ce qui est de suivre les voies de la création, il faut être moins deterministe evidemment. Vive la subjectivité. Nous sommes tous free, c’est très chouette.

Revenir à la petite histoire :

Stéphane Mallarmé est né le 18 mars 1842 et mort le 9 septembre 1898…Je recopie pieusement et aventureusement l’article dédié de Wiki…

Il perd sa mère en 1847 et est confié à ses grands-parents. Mis en pension dès 1852, il se montre un élève médiocre, et se fait renvoyer en 1855. Pensionnaire au lycée de Sens, il est marqué par le décès de sa sœur Maria en 1857. À cette même époque, il compose ses premiers poèmes d'adolescence, recueillis dans Entre deux murs, textes encore fortement inspirés par Victor Hugo, Théodore de Banville ou encore Théophile Gautier. La découverte des Fleurs du mal de Charles Baudelaire en 1860 est marquante et influence ses premières œuvres. Cette même année, Mallarmé entre dans la vie active en devenant surnuméraire à Sens, « premier pas dans l'abrutissement » selon lui. En 1862, quelques poèmes paraissent dans différentes revues. Il fait la connaissance d'une jeune gouvernante allemande à Sens, Maria Gerhard, née en 1835, et quitte son emploi pour s'installer à Londres avec elle, ayant l'intention de devenir professeur d'anglais.

Réformé du service militaire en 1863, Stéphane Mallarmé se marie à Londres avec Maria le 10 août. Il obtient en septembre son certificat d'aptitude à enseigner l'anglais. En septembre, il est nommé au lycée impérial de Tournon (Ardèche), où il se considère comme exilé. Il ne cesse durant cette période de composer ses poèmes, comme Les fleurs, Angoisse, « Las d'un amer repos... ». Durant l'été 1864, Mallarmé fait la connaissance à Avignon des félibres, poètes de langue provençale : Théodore Aubanel, Joseph Roumanille et Frédéric Mistral, avec qui il entretient une correspondance. Sa fille Geneviève naît à Tournon le 19 novembre 1864.

 

Stéphane Mallarmé

L'année suivante, il compose L'Après-Midi d'un faune, qu'il espère voir représenter au Théâtre-Français, mais qui est refusée. Il se lie avec le milieu littéraire parisien, notamment avec Leconte de Lisle et José-Maria de Heredia.

L'année 1866 marque un tournant pour Mallarmé ; lors d'un séjour à Cannes chez son ami Eugène Lefébure, il traverse une période de doute absolu qui dure jusqu'en 1869. Nommé professeur à Besançon, il débute en novembre une correspondance avec Paul Verlaine. En 1867, alors qu’il est en poste à Avignon, il commence la publication de ses poèmes en prose et va plusieurs fois rendre visite à Frédéric Mistral à Maillane. Il débute en 1869 l'écriture d’Igitur, conte poétique et philosophique laissé inachevé, qui marque la fin de sa période d'impuissance poétique débutée en 1866. En 1870, il se met en congé de l'instruction publique pour raisons de santé et se réjouit de l'instauration de la République en septembre. Son fils Anatole naît le 16 juillet 1871 à Sens et, Mallarmé ayant été nommé à Paris au Lycée Condorcet, la famille s'installe rue de Moscou.

En 1872, Mallarmé fait la connaissance d'un jeune poète, Arthur Rimbaud, qu’il fréquente brièvement, puis, en 1873, du peintre Édouard Manet, qu'il défend lorsque ses tableaux sont refusés au Salon de 1874. C’est par Manet qu’il rencontre ensuite Zola. Mallarmé publie une revue, La Dernière Mode, qui a huit numéros et dont il est l'unique rédacteur sous divers pseudonymes, la plupart féminins. Nouveau refus des éditeurs en juillet 1875 de sa nouvelle version de L'Après-Midi d'un faune, qui paraît néanmoins l'année suivante, illustrée par Manet. Il préface la réédition du Vathek de William Beckford. Dès 1877, des réunions hebdomadaires se tiennent le mardi chez Mallarmé. Il fait la rencontre de Victor Hugo en 1878 et publie en 1879 un ouvrage sur la mythologie Les Dieux antiques. Cette année est marquée par la mort de son fils Anatole, le 8 octobre 1879.

À partir de 1874, Mallarmé, de santé fragile, effectue de fréquents séjours à Valvins près de Fontainebleau. Il loue pour lui et ses proches le premier étage d'une ancienne auberge au bord de la Seine. Il finit par l'acquérir et l'embellit de ses mains pour en faire son « home ». Là, les journées s'écoulent entre deux parties de pêche avec Nadar ou d'autres illustres hôtes, face à la forêt miroitant dans la Seine, et le poète alors de dire : «  J'honore la rivière qui laisse s'engouffrer dans son eau des journées entières sans qu'on ait l'impression de les avoir perdues. »

En 1884, Paul Verlaine fait paraître le troisième article des Poètes maudits consacré à Mallarmé ; cette même année, Joris-Karl Huysmans publie À rebours, dont le personnage principal, des Esseintes, voue une vive admiration aux poèmes de Mallarmé; ces deux ouvrages contribuent à la notoriété du poète. Stéphane Mallarmé est nommé au lycée Janson-de-Sailly. En 1885, il évoque l'explication orphique de la Terre. Son premier poème sans ponctuation paraît en 1886, M'introduire dans ton histoire. La version définitive de L'Après-midi d'un faune est publiée en 1887. Un an plus tard paraît sa traduction des poèmes d'Edgar Allan Poe.
De nouveau sa santé vacille en 1891 ; Mallarmé obtient un congé puis une réduction d’horaire. Il fait la connaissance d’
Oscar Wilde et de Paul Valéry au pont de Valvins (ce dernier faillit s'y noyer...). Valéry est un invité fréquent des Mardis mallarméens. En 1892, à la mort d'Eugène Manet, frère d'Édouard Manet, Mallarmé devient le tuteur de sa fille, Julie Manet - dont la mère est le peintre Berthe Morisot. C'est à cette époque que Claude Debussy débute la composition de sa pièce Prélude à l'après-midi d'un faune, présentée en 1894. Mallarmé obtient sa mise à la retraite en novembre 1893, l'année suivante, en 1894, il donne des conférences littéraires à Cambridge et Oxford. Deux années passent, le poète assiste aux obsèques de Paul Verlaine, décédé le 8 janvier 1896, il lui succède comme Prince des poètes.

En 1898, il se range aux côtés d'Émile Zola qui publie dans le journal L'Aurore, le 13 janvier, son article J'accuse en faveur du Capitaine Alfred Dreyfus (Voir l’Affaire Dreyfus). Le 8 septembre 1898, Mallarmé est victime d'un spasme du larynx qui manque de l'étouffer. Le soir même, il recommande dans une lettre à sa femme et à sa fille de détruire ses papiers et ses notes, déclarant : « Il n'y a pas là d'héritage littéraire... ». Le lendemain matin, victime du même malaise, il meurt dans les bras de son médecin, en présence de sa femme et de sa fille. Il est enterré auprès de son fils Anatole au cimetière de Samoreau près de Valvins.

Voici pour Klimt, né le 14 juillet 1862 mort le 6 février 1918. Deuxième enfant d’une famille de sept. Les années 1902-1903 constituent un tournant dans l'œuvre de Klimt, et une période d'intense créativité. Il entame la réalisation de son "Cycle d'Or" avec les Serpents d'Eau, le Portrait d'Adèle Bloch-Bauer et Danaé. En 1904, un riche banquier belge Adolphe Stoclet lui commande la réalisation des mosaïques murales de la salle à manger d'un luxueux palais qu'il construit à Bruxelles sur les plans de l'architecte Hoffman. La richesse décorative de Klimt éclate dans L'Attente et dans L'Accomplissement qu'il réalise pour Adolphe Stoclet. Le tableau Le Baiser qui est le tableau le plus représentatif du génie de Gustav Klimt et qu'il peint en 1906 sera reproduit dans le thème de L'Accomplissement pour la fresque d'Aldolphe Stoclet.

À partir de 1908, devant les désaccords avec de nombreux artistes du groupe, il quitte, avec plusieurs de ses amis, la "Sécession" qui, selon lui, tend à se scléroser. Il la quitte en 1908, accompagné par Koloman Moser, Carl Moll, Otto Wagner et d'autres. Il épure son style, évitant l'or à partir de 1909. Il se consacre à la peinture de paysages ou des scènes allégoriques très ornementées, de plus en plus stylisées et aux couleurs vives qui le rapproche du pointillisme de Seurat, mais aussi Van Gogh et de Bonnard.


Maintenant, imaginons que ces deux hommes se soient rencontrés. S’ils avaient été contemporains Auraient-ils eu des choses à se dire ? J’aurais aimé que cela soit le cas cer j'aime mettre ensemble ce qu'ils ont créés.

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Isaura 22/01/2010 03:07


Mallarmé et Klimt, il fallait y penser


Marie Castillo 22/01/2010 08:56


c'est une question de goût finalement